chap 45Mature

Et puis bon elle pouvait toujours payer un benriya ou deux pour se débarrasser du bonhomme. C'était une bonne idée, oui, tiens, elle allait de suite la mettre à exécution. Faire passer à tabac le type, qui était certainement un voyeur, serait pour elle une façon comme une autre de rigoler un bon coup. Elle profita de son passage devant l'entrée d'une station de rails souterrains pour le semer. Puis elle fila droit dans un magasin de vêtements, s'y changea, en ressortît avec de nouveaux habits sur le dos, payés avec le fruit de ses petits larcins du jour, la bourse un peu plus légére. Elle se planta devant une vitrine de magasin vendant des télévisions, choses rendues futiles par les journaux à l'encre électronique que tout le monde pouvait acheter partout dans les rues. C'était seulement pour sauver les apparences auprès de certains gens, qui croyaient encore qu'on vivait à une autre époque. Comme les touristes, par exemple. Elle détestait ces types, qui passaient leur temps à payer des voyages dans des quartiers peu intéressants et à la culture, la tradition et l'histoire inexistantes, si ce n'était que pour eux. Même la cuisine dans les quartiers à touristes étaient insipides mais eux s'en délectaient comme si c'était la meilleure qu'ils n'aient dégusté depuis longtemps. Des piéges à touristes, il y avaient à ne plus savoir qu'en faire dans ces quartiers. Tiens, mais, comment elle était arriver dans ces quartiers-là? Elle qui connaissait la ville dans tous ses recoins, même les plus sombres de ceux d'en bas et les plus clairs de ceux d'en haut. Malgré tout, elle ne pût se rappeler le chemin qu'elle avait pris. Avait-elle été obnubilée à ce point-là par le bonhomme qui la filait qu'elle en était arrivée à se perdre dans une ville qu'elle connaissait comme sa poche? C'est bien ce qui semblait... Elle se retourna et trouva devant elle le bonhomme qui l'avait retrouvée.

The End

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