La Tête dans la poussièreMature

Couper une tête n’est aussi compliqué qu’on pourrait le croire. Mort violente certes, mais plus courante que l’on pourrait croire. En fait, quelques pays font encore de la décapitation leur mode d’exécution. Les bons outils, les bonnes actions. J’ai lu Folco vous savez. Une hache, un billot, un élan. L’acier affûté, le manche entre mes mains. J’aime quand dans les filmes, les meurtriers affûtent leur lame à la meule en grès. Mon voisin s’en occupe pour moi. Un boucher. Toujours un plaisir pour lui de rendre mes outils les plus tranchants qu’ils soient. Le biseau bien marqué et long, le fil coupant. Très coupant.

Si vous habitez St-Jean, prêt du richelieu et que vous cherchez toujours votre chien, vous n’avez pas fini de poser des affiches. Il a bien fallu que je m'exerce. Mais les chiens bougent constamment. Ce n’est pas comme Marielle. Bien docile. Son cou appuyé sur la bûche. Ses cheveux caressaient le sol poussiéreux. Un seul élan, puis la tête se décolla des épaules. Quelques giclées de sang. Aucun son. Elle aurait pu au moins chialer, me supplier. Rien. Ses genoux ont rejoint le sol. Ses mains docilement placées sur son dos. On aurait dit qu’elle voulait en finir. Son cou blanc s’offrait à moi comme part tendresse. J’ai soulevé la hache avec cette image de tendresse en tête. Sa tête à elle, roula face contre terre. Quand je retournai celle-ci de mon pied, ses yeux étaient encore ouverts. Je ne pris pas la peine de les fermer.

The End

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