Elle sommeille...en elle.Mature

Cécile entre d'un pas lourd et frustré dans la chambre à coucher luxueuse qu'elle partage avec son infidèle mari, bien décidée à se masturber vigoureusement avec le vibrateur qu'elle conserve dans la commode, près du lit.

Elle doit nourrir la Bête, et si Donaldl ne peut pas se résoudre à le faire, c'est elle-même qui s'en chargera, encore une fois.

Justement, l'outil est chargé à bloc. Ça va crépitter. Littéralement, puisqu'elle s'est munie d'un gadget hors de prix, qui émet des flémèches comme un feu de bengale, ces fausses bougies dont on décore les gâteaux d'anniversaire.

La Bête rugit en elle.  Cécile espère pouvoir la faire taire avec une petite séance d'une heure. Elle n'ose pas penser à ce qui se passera si la Bête n'est pas rassasiée. Déjà, elle ressent la pression au bas-ventre qui caractérise la faim gargantuesque du monstre. Rapidement, elle saisit le vibrateur et s'allonge sur le lit. Elle ne tarde pas à insérer le jouet à l'intérieur. Avec toutes les lumières qui jaillissent du gadget, elle ne doute pas une seconde que la Bête puisse voir les allées et venues du vibrateur. Déjà, les vaguelettes de plaisir se propagent en elle, et son bassin est animé de mouvements incontrôlables et furtifs. La pression se dissipe et laisse place au plaisir. Cécile baigne bientôt dans une voluptée qui gagne rapidement tout son corps. La lumière qui s'échappe de son vagin enveloppe la chambre d'une lueur crépusculaire et éphémère, stroboscopique même, tandis qu'elle se donne à la Bête avec virulence.

"Et Donald qui se branle sur les nichons siliconés mal foutus d'une pétasse entourée de membres nervurés tendus avec avidité, pense-t-elle. Quel connard infirme." C'est qu'elle entend les gémissements de la pétasse depuis le salon. Pay-Per-View. Elle voit les factures tous les mois. Donaldl est un sacré branleur.

Et pendant que ce salaud se masturbe sans goût  ou baise sa secrétaire, c'est elle qui doit composer avec la Bête. C'est elle qui doit faire tous les sacrifices. Parfois, Cécile aimerait en glisser quelques mots à Donald directement, mais elle sait que la Bête le lui ferait payer très cher. Et d'ailleurs, il n'en aurait rien à foutre.

Cécile jouit quelques instants plus tard, et les lumières du jouet sexuel vascillent à l'unisson.  Mais tandis que le plaisir quitte lentement son corps, l'angoisse revient.

La Bête rugit à l'intérieur, satisfaite. Mais Cécile sait déjà que bientôt, elle devra trouver autre chose pour assouvir son maître. Le vibrateur, c'est un en-cas. Ce que la Bête son maître lui réclamme, c'est un repas bien plus copieux.

Cécile frémit et range distraitement le vibrateur dans la commode. C'est pour bientôt. Quelques jours au plus. Puis, elle devra recommencer, commettre à nouveau l'irréparable.  Osera-t-elle?

 

 

The End

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