RenouveauMature

Il se réveilla brusquement d’un rêve dont il ne se souviendra jamais.  Il se sentait coincé dans ses vêtements et, dénouant sa cravate, il se remarque que sa chemise est imprégnée de sueur.  Il s’asseye sur le sofa et goutte de sueur lui roule lentement sur le nez.  Il soupira et s’essuya le visage avec son bras. 

 

Cela faisait longtemps déjà que Donald avait le sommeil agité lorsqu’il buvait trop, ou lorsqu’il était en proie à un degré de stress plus élevé qu’à l’habitude.  Bien qu’il ait pratiquement toujours un verre à la main, il ne poussait la donne que très rarement.  De plus, son niveau de tolérance au stress a été testé sous toutes ses coutures dans les années qui ont suivi son séjour à l’École nationale de police.  Il n’avait jamais expliqué à qui que ce soit ses raisons pour avoir abandonné le parcours qui l’aurait mené à une carrière d’agent de la paix, et encore moins où il était disparu pendant les trois années qui ont suivi.  C’était son jardin secret qu’il aimait répondre à ceux qui tentaient de le faire parler; les plus intuitifs auraient pu remarquer son changement de ton lorsqu’il disait cela, et reconnaitre que son jardin secret avec plus de familiarité avec un champ de mine qu’avec un potager d’arrière-cour. 

 

Il se leva, s’appuyant sur sa bonne jambe et retira sa chemise sans en défaire les boutons.  Il inspira et ouvrit la bouche avec l’intention de demander à Marielle de lui amener une nouvelle chemise lorsque le contexte de sa vie le rattrapa.  Il soupira et marcha tant bien que mal, tirant sa mauvaise jambe derrière lui, versa le placard d’entrée.  Il laissa sa chemise souillée au sol et en prit une propre sur la tablette du haut.  Il tira la taille de son pantalon de sa main gauche et y enfouit son autre main, à savoir s’il avait besoin de changer de caleçon.  Il décida que non.  Il enfila la chemise, choisit une nouvelle cravate et s’approcha du bureau qu’occupait Marielle il y a de cela à peine quelques jours.  Il s’empara de la plaque de chrome sur laquelle était gravé « Marielle » et dont il lui avait offert après avoir décidé qu’il la garderait comme secrétaire.  Il est aujourd’hui toujours persuadé que c’est cette petite attention qui lui valut sa première fellation de la part de Marielle. 

 

« Oh, Marielle, Marielle, Marielle … tu étais nulle à chier comme secrétaire, mais tu savais me polir le chauve. » 

Il laissa tomber la plaque dans la corbeille, vérifia que son pistolet était chambré et, satisfait, il sortit sans prendre soin de barrer derrière lui. 

The End

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