Ah que la vie est belle...Mature

Faire l'amour à Donald fut une révélation pour moi.
À l'université, Daniel a été mon premier amant. Mais en fait c’est Donald qui m’a
toujours intéressé. J’ai couché pour la première fois avec Daniel durant l’une
de leur beuverie. Donald beau et grand riait fort. Les femmes étaient tous
folles de lui. Moi je jouais les réservés. Pour m’approcher de lui, je m’approchai
de Daniel. Il me matait toujours les seins. Facile de savoir que je lui
plaisais. Ce soir-là, je m’offris à Daniel en pensant à Donald. Ses mains
étaient flasques, ses ongles souvent noirs, son haleine chargé de tabac, ses
cheveux hirsutes et sales. Je lui ouvris mes cuisses. Il est venu sur les draps
avant même de me pénétrer. Rouge de honte. Je me branlai vigoureusement devant
lui. Il me lécha les seins. J’ai joui en pensant à Donald qui devait en baiser
deux à la fois dans la salle de bain. Dans la chambre de Daniel éclairé
seulement par le réverbère de la nuit, Daniel mis sa la langue sur ma chatte et
me fit son numéro tout en me caressant de ses doigts. Je fermai les yeux. Nous avons passé cette nuit, enlacés dans la sueur et le stupre. À notre réveil, tout le monde
avait foutu le camp, nous laissant avec les bouteilles de Milwaukee, leurs
mégots cigarettes et la crasses usuelle de party de collège. Je n’ai jamais
couché avec Donald à cette époque. Ce beau futur policier ne m’a
jamais prise, même quand j’arrivai un soir nu sous un drap à sa chambre. Je n’ai
jamais quitté Daniel depuis. Même lorsqu’il voulut partir étudier à Montréal.
Mon père fou de rage que je m’éprenne pour ce poète de merde, nous acheta une
maison près du marché Atwater, ou mon père achetait des œuvres d’art à l’encan
chez Igor. Puis nous avons vendu et déménagé sans ce cartier sans vie de Brossard.

 

Et, Donald refit surface dans nos vies. Plus de
20 ans plus tard. Et pénétra en moi comme il ne s’y était jamais permis. Une
révélation pour moi... à me faire perdre la tête.

The End

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